[Rage] Rappel: la Suisse aussi a son système d’espionnage maison

antenne

On entend beaucoup parler des États-Unis, de la France, de l’Allemagne et des britanniques qui jouent la surprise ou l’indignation, reniant des accords qu’on pourrait qualifier d’ancestraux tellement ils datent. Echelon, PRISM, les acronymes pleuvent comme un mois de mai 2013 (ahah.) et n’ont de cesse de rappeler l’ampleur des moyens mis en œuvre pour nous surveiller. Mais si on commençait par s’occuper de nos affaires internes avant de s’éparpiller dans le vaste monde de l’espionnage à échelle mondiale?

Car la Suisse, notre bonne vieille patrie, n’est pas en reste pour ce qui est de l’écoute de masse. Sachez qu’en 1992 déjà, les faxs que vous envoyiez à vos collègues pour les faire marrer étaient déjà interceptés. Je sais, ça fout un coup. À cette époque on ne parlait pas encore d’Onyx mais de SATOS.

« D’une manière semblable à Echelon, Onyx emploie des listes de mots clés pour filtrer les contenus interceptés et trouver des informations dignes d’intérêt. »

– Wikipédia

Onyx n’est apparu qu’en 2000 et permet de surveiller les communications civiles et militaires par le biais du téléphone ou d’internet. Les trois sites principaux sont basés à Zimmerwald (Berne), Heimenschwand (Berne) et Loèche (Valais). Comme quoi, les plus grosses merdes ne sont pas toutes hébergées chez l’Oncle Sam et ça donne à réfléchir.

Mais je vois déjà arriver avec leurs grands sabots ceux qui rétorqueront: « Peu importe qu’on intercepte mes données, je ne fais rien de mal, je n’ai rien à cacher. » J’invite ces personnes à lire attentivement la Lettre ouverte à ceux qui n’ont rien à cacher et qui, je l’espère, vous fera prendre conscience de l’ampleur des technologies de surveillance en place actuellement. Je terminerai par une citation de cette même lettre:

« La question n’est pas de savoir si nous avons quelque chose à cacher, mais de renvoyer la question à ceux qui veulent nous “protéger” à l’insu de notre plein gré. »

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